Cet axe regroupe des archéologues et des historiens autour de la question des réseaux économiques et sociaux : réseaux de navigation et de commerce dans les espaces maritimes, réseaux de production et d'échange innervant les tissus ruraux. La confrontation nécessaire et constante, mais souvent ardue, entre données textuelles et traces archéologiques est au cœur des différents programmes et des outils de recherche communs à cet axe, notamment la base de données APIM.
Au carrefour de l'histoire sociale et culturelle, de l'anthropologie historique, de la littérature, cet axe développe de larges réflexions collectives sur l'enjeu que représentent la production de l'écrit et d'une culture écrite, leur mobilisation par les tenants des pouvoirs politiques et religieux, leur diffusion dans des cultures trop vite qualifiées d'orales. Ce qui conduit à poser à frais nouveaux l'articulation entre systèmes politiques et modèles culturels en contexte islamique.
Cet axe décline, autour de programmes collectifs de grande ampleur développés dans le cadre de partenariats et de financements multiples, un questionnement novateur : éclairer ce que fut le monde de l'Islam médiéval par l'étude de ce qui lui était étranger, mais proche, et des formes de relations que cette altérité/proximité a générées.
Cet axe recouvre les méthodes propres à l'archéologie et à l'histoire de l'art, à savoir l'étude attentive des formes, des matériaux et des techniques de vestiges matériels appartenant au monde islamique médiéval, afin de les comprendre dans leur genèse, leurs fonctions et leurs significations initiales, et de comprendre aussi leur histoire postérieure, en dehors de leur contexte originel.