Ce programme de recherche international en lexicographie historique  a pour ambition d’explorer le champ lexical de la paix dans plusieurs cultures de la Méditerranée orientale et de l’Orient pour l’Antiquité et le Moyen-Âge.

La paix, peut être entendue comme l’harmonie entre les peuples, ou la bonne entente entre les citoyens d’une ville ou d’un pays, ou bien la paix avec soi-même, soit un état de bien-être intérieur, voire un état atteint dans le cadre d’une démarche spirituelle.

Mais cette définition peut ne pas être celle de certaines cultures où les référents seront autres. Ainsi, en arabe, à l’époque médiévale, il y a peu de mot pour exprimer l’entente irénique avec l’Autre. En revanche, les notions comme l’arrêt de la guerre, le pacte, la conciliation offrent un vocabulaire très riche.

Autrement dit, nous ne travaillons pas sur un mot, mais sur un champ lexical, celui des relations non guerrières avec l’autre ou, éventuellement, avec soi.

Ces études de lexicographie historique portent sur des textes écrits en sumérien, akkadien, ougaritique, nabatéen, langues sudarabiques épigraphiques, en égyptien ancien, hébreu, copte, arabe, turc ottoman, persan, latin, grec, dans les langues de l'Anatolie hittite, en mongol, arménien, hindi, malay, sanscrit, chinois.

Les chercheurs de l’équipe examinent des textes inscrits sur différents supports (tablettes, inscriptions, papyrus, parchemin, papier…), dans divers genres littéraires (documents officiels, correspondances privées, textes littéraires ou religieux…), dans leurs co-textes (qualificatifs et déterminants laudatifs ou péjoratifs) et dans leurs contextes sociaux et historiques. Ceci pour rendre compte, sur la longue durée, des référents et des conceptions du champ lexical de la paix dans différentes épistémès.

Ces travaux donneront lieu à plusieurs ouvrages.


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